dimanche 18 mars 2018

Dimanche après-midi





C’était un dimanche comme tous les autres. Ils avaient partagé un bon repas en tête à tête en parlant de tout et de rien et enchainé sur le café dans la bonne humeur.

Il faisait beau, elle avait envie qu’ils sortent mais il s’était levé en baillant et lui avait fait un bisou sur le front avant de rejoindre la chambre sur un « je suis claqué, je vais faire une petite sieste ». 

Evidemment elle avait protesté en argumentant qu’il faisait un temps à sortir et non à dormir, avait essayé de le convaincre usant tour à tour de bouderies ou de cajoleries… en vain.

Au départ, furieuse, elle avait fait exprès de faire du bruit dans l’appart… en faisant la vaisselle… en rangeant le linge dans la chambre… elle avait même tenté de passer l’aspirateur mais là, il s’était relevé et avait signifié d’une manière assez claire qu’il valait mieux qu’elle le laisse dormir un peu si elle voulait s’assoir confortablement le soir…

Donc elle s’était résignée… elle avait regardé la télé… lu un peu… tchaté un moment sur internet… mais pffff…. Que le temps passait lentement….

 A un moment, elle avait décidé que la sieste avait assez durée. Joueuse, elle avait rejoins la chambre et commencé à le chatouiller avec une plume sortie de l’oreiller. Mais rien n’y faisait… il grognait et continuait à dormir imperturbable. 

Elle était restée un petit moment tranquille à côté de lui… puis, avait avisé une bouteille d’eau laissée sur la table de chevet… oui ?... non ?... Elle le regardait, regardait la bouteille, le regardait, puis la bouteille. Elle hésitait, pesant le pour et le contre. Oui bien sûr elle risquait une fessée… mais bon, le jeu en valait la chandelle non ? Rien qu’à l’imaginer s’essuyant la figure à demi-conscient, elle en rigolait d’avance.

Elle avait donc saisi la bouteille… renversé quelques gouttes dans sa main, qu’elle avait fait gicler sur lui. Le voir froncer les sourcils l’avait beaucoup amusée. Evidemment la tentation de recommencer avait été trop grande. Et hop ! Il pleeeut ! 

Sauf qu’à sa grande surprise il s’était réveillé d’un coup en poussant un cri, la faisant sursauter et renverser la bouteille qu’elle tenait encore ouverte à la main. La cata. Elle tenta immédiatement de se faire la plus petite possible.

Trempé, il l’avait fusillé du regard avant de se lever en jurant et en attrapant sa ceinture au passage. Elle s’était précipitée hors du lit, dos au mur.

- Cette fois, tu vas voir ! 

Il s’approche et l’attrape par le bras pour la projeter sur le lit. Elle tente de se relever mais il bloque son bras et la maintient fermement.

- Mais, je n’ai rien fait !!

- Ah oui ? Et toute cette eau ?

- Je buvais et tu m’as fait sursauter ! Je n’ai pas fait exprès !!

- Prends-moi pour un imbécile en plus !

Il baisse son pantalon tant bien que mal pendant qu’elle se débat et met fin à ses ruades avec une claque retentissante sur sa cuisse.

- Tu vas la prendre cette correction de toutes façons !

Elle change de tactique.

- Non… attends… s’il te plait !... Pardon !! Je ne le ferai plus !!

Loin de se laisser attendrir, il hausse le ton.

- Cesse tout de suite de bouger !

- Mais je t’ai demandé pardon !!!

- C’est trop tard là

- Je voulais juste jouer un peu !

La culotte rejoint le pantalon à ses genoux.

- Tu te tais maintenant ! Et tu as gagné, je vais m’occuper de toi !

Le ton n’admet aucune réplique, elle reste donc silencieuse, les larmes aux yeux devant la tournure que prennent les évènements. Le premier coup de ceinture lui fait enfouir sa tête dans les bras. Les autres suivent, ponctuant chacun de ses mots « Je… t'ai… déjà… dit… cent… fois… de… ne… pas… me… déranger… pendant… la… sieste… »

Après cette premier salve, il la fait se relever et se tourner pour planter son regard dans le sien, mais elle baisse la tête rapidement.

- Désolé ma belle mais tu ne l'as pas volée cette fessée, reprends la position.

- Je te promets j'ai compris... je le ferai plus…

- Tu tournes à plat ventre sur le lit, les fesses bien en arrière

 Elle commence à pleurnicher et prend son temps pour obéir, ça a le don de l’agacer… il l’attrape par le bras pour la faire se dépêcher. Elle finit par se mettre en position en essuyant une larme et lui glisse doucement « S'il te plait... sois pas fâché... je voulais juste jouer un peu...»

La ceinture reprend sa danse.

- Je suis tempé ! (shlack) Et ma sieste est fichue ! (shlack) Quand Est-ce que tu va apprendre à faire attention ! (shlack)  (shlack) Et à (schlack) respecter (schlack) ma (schlack) sieste !

Elle s’agrippe aux draps en serrant les dents le temps que l’orage passe.

- Qu'est ce que tu as à me dire Sia ?

- Pardon de t'avoir réveillé avec mes bêtises...

Il lui donne encore 3 grands coups et laisse enfin retomber sa ceinture. Elle s’était retenue de pleurer pour ne pas perdre le peu de fierté qu’elle avait encore durant cette punition. D’une voix un peu plus douce mais toujours ferme, il l’envoie au coin. Contrite et se sentant toute petite, elle y va sans discuter. Là, cachée, elle se laisse aller à quelques larmes qu’elle essuie discrètement.

Evidemment, ce geste l’attendrit. Il remet de l'ordre dans ses drap et fait  sécher ses vêtements, «  N’en profites pas pour bouger de là ». D’une petite voix, résignée à être punie jusque bout, elle lui répond doucement un petit « Non… ».

Au bout d’un moment il s’approche d’elle et passe doucement une main sur ses fesses. Osant à peine croiser son regard, elle demande :

- T'es plus fâché ?

- Je sais que je ne me suis pas beaucoup occupé de toi, mais ce n'est pas une raison pour faire autant de bêtises. Non, je ne suis plus fâché mais tu ne l'as pas volée celle, sommes nous bien d'accord ?

- C'était de petites bêtises !!! De toutes petites !! Et c'était une grosse fessée !

- Sia, tu veux que je recommence ?

- Non...

- Alors je t'écoute… (silence) Sia, je compte jusqu'à 3… (toujours silence) Une fois Sia !.... Deux fois !...

- Non c’est bon !! D’accord… Je l’ai méritée…

- Oui et donc ? Tu n'as pas d'excuses à formuler ?

- J'ai déjà demandé pardon !

- Sia...

- Pardon de t'avoir réveillé... C'est bon je peux sortir du coin maintenant ?

- S’il te plait…

- Oui… S’il te plait… Je peux ?

- Oui, tu peux… Viens faire un câlin maintenant.

Elle remonte prestement culotte et pantalon et va vite se lover dans ses bras.

- Va t'arranger maintenant, tu es sans dessus dessous…

- La faute à qui ?

- Sia, ce n'est pas vrai, c'est une fessée que tu cherches ?

- Non, c’est bon…


Ils restent enlacés un moment, laissant la tension s’évacuer doucement, puis la journée reprend son cours…


5 commentaires:

  1. La prochaine fois, essaie avec du vin… Je suis sûr que la fessée sera beaucoup plus "consistante" encore… ;)

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  2. J'adore. Mais il me semble l'avoir déjà lu. Mes neurones.... Merci Sia !

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  3. @François-Fabien : j'y penserais :p

    @Héléa : Tu l'as déjà lu, je l'ai posté sur Fesséeo il y a un moment déjà. C'est le texte qui va avant Fessée 2.0. Mais poster les trucs dans l'ordre c'est totalement surfait je trouve mdrrr

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