mercredi 6 février 2019

Surprise

Il est parti à l'autre bout du monde.

Et qui est-ce qui reste là ? Bah oui... elle.

Du coup, après ces quelques mois de cadrage sans faille, c'est la fête à la maison.

Les factures ? Oui bah elles sont bien là, en tas, sur son bureau. Enfin quelque part sur son bureau... L'organisation en strates à peu près stables la dissuade d'essayer d'y retrouver quelque chose... Elle attendra les relances.

Les délais du boulot ? Oui bah, on est pas à un ou deux jours près... Si ? Mais nooooon, c'est pas grave, elle rattrapera.

Elle rattrapera son sommeil en retard aussi. Un jour. Elle a toujours un rappel sur son téléphone qui lui dit que 23h30 c'est une heure raisonnable. Mais si elle était raisonnable ça se saurait hein !

Il n'y a guère que sur le vocabulaire un peu fleuri qu'elle continue de se surveiller un peu.

Pour tout le reste de ses exigences, elle a fait un feu de joie avec... ça l'a réchauffé de sa tristesse... enfin un peu. Pas longtemps.

Des fois, il lui dit que ce n'est pas bien. Elle confirme. Dommage qu'il soit si loin et si occupé. Une ou deux fois, il lui a parlé de sa brosse. Elle a fait comme lui, elle a botté en touche Il y a des sujets un peu sensibles.

En attendant, on est samedi après-midi et elle glandouille tranquille sur son canapé devant la télé. Elle n'a pas prévu de s'occuper ni de ses factures, ni du ménage, ni de rien du tout. Elle, elle a la flemme et lui... bah lui, il n'est pas là donc...

Elle est en train de comater à moitié devant sa série du moment quand la clé dans la serrure la fait sursauter. Et en moins de deux, il est là et elle est dans ses bras. Une belle surprise. Ils sont heureux de se retrouver enfin.

Bon... évidemment, il a tiqué quand elle a viré vite fait les affaires qui trainaient sur le canapé.

Évidemment, il a froncé les sourcils en voyant la vaisselle dans l'évier. C'est pas avec lui qui que ça risquerait d'arriver, la tasse n'a pas le temps de réaliser qu'elle est sale qu'elle est déjà toute propre et rangée...

Elle a regretté son jogging et d'avoir zappé le maquillage. Pas lui. Elle lui a manqué aussi. Bon. Pas son bordel. Mais ça... il va s'en occuper plus tard. 

Ils passent une bonne soirée tous les deux. Évidemment, il a levé les yeux au ciel plusieurs fois. Au restaurant, au moment du dessert, il lui a lâché un "Tu sais qu'on a des petites choses à régler, n'est ce pas ?" qui lui a fait monter le rouge aux joues de honte autant que de plaisir.

C'est sur ses genoux qu'elle a fini sa soirée. Et dans ses bras qu'elle a passé sa nuit.

Et quand il sera reparti, elle gardera un peu de lui. Sur ses fesses.

@Kalidwen







dimanche 3 février 2019

And on


J'tape plus fort
Et je passe à tabac tous mes remords
Je me battrais sans abîmer personne
Et je branche tout sur on
and on and on and on and on

J'tape plus fort
Quand au fond de la poitrine ça cogne
Je prendrai soin de n'abîmer personne
Et je branche tout sur on
and on and on and on and on

samedi 19 janvier 2019

Ficus et cie

@Doz
Lui, là, c'est mon amour propre. En ce moment, il n'arrête pas de me râler dessus et de tapoter du pied.

J'adorerais être comme ces filles qui une fois une relation terminée détestent l'autre. N'hésitant pas pour certaines à les faire passer pour des monstres, des salauds ou, plus mode, des pervers narcissiques. Alors que bon... ce ne sont que des hommes hein. Faut quand même pas trop en attendre non plus ^^.

Mon genre à moi c'est d'acter la fin. Bah oui, je ne suis pas plus bête qu'une autre, je vois bien quand ça ne fonctionne plus. Et puis, faut bien que je puisse passer à autre chose aussi. Mais de continuer à gratter à la porte de temps en temps. Histoire qu'on m'oublie pas trop vite quand même. Quand quelqu'un a été important, même juste un temps, j'aime bien croire qu'il y a quand même un lien un peu particulier qui reste.

Donc je gratte. Et l'autre, là, mon petit amour propre, il fait la gueule. Moi, je lui fais les yeux doux en lui disant "mais j'avais envie de lui parler...."

Bon, il s'est résigné. En ce moment, je fais des efforts donc quand je craque et qu'il voit que j'ai trop envie, il se contente de lever les yeux au ciel et de marmonner un "Pfff, fais c'que tu veux !".

Il n'est pas commode, mais je gagne toujours avec lui :)




PS : Merci à @doz de m'avoir prêté son lapin :p

PS 2 :


dimanche 13 janvier 2019

J'ai joué les apaches...

..., nomade et fière, pour moins souffrir. Ne garder que le panache et avancer vers l'avenir...



Elle a voulu s'occuper l'esprit pendant ses vacances. Plus penser. Alors elle a joué à Township. Loin des fessées, du D/s et de tout ce tralala.
Elle s'est occupé de ses petites vaches.
Elle a chargé ses avions dans les temps.
Elle a semé et ramassé son blé pour faire du pain dans sa boulangerie, pour après faire des sandwichs à la fraise dans son fast-food. et pouvoir ainsi charger et faire partir un train qui lui ramènerait en échange de la dynamite pour aller chercher des pépites dans la mine.

Elle n'a pas que des vaches. Elle s'est aussi bien occupée des poules, des moutons, des abeilles, des cochons et elle a même fait attention à filer du pain aux canards.

Tous les jours. Plusieurs fois par jour.

Heureusement qu'elle se tape l'amour est dans le pré tous les ans.

Elle y a passé du temps sur ce truc. Beaucoup de temps. A faire gaffe que tout soit prêt pour quand l'avion arrive en ville et tout et tout. Accroc.

Et puis...

Du jour au lendemain...

Plus rien.

Rien à foutre que l'avion reparte vide, que les vaches crèvent la dalle ou que les trains soient en gare. Elle ne joue plus. Elle est passé à autre chose. Quasi aussi vite qu'elle est devenue accroc, elle s'en est complétement détachée. Dingue. Elle a vu les notifications en haut de l'écran. Flemme. Elle ne s'est même pas fatiguée à regarder ce que c'était. Rien à foutre.

Et c'est là que la vérité lui est apparue toute crue.

Elle avait été son Township à lui. 

Pendant des semaines, il s'était occupé d'elle tout le temps. Avait fait attention qu'elle fasse ce qu'elle devait faire. L'avait grondé, encouragé. Avait été là toutes les heures de tous les jours, de son réveil à son coucher.

Et d'un coup plus rien.

Passé à autre chose.

Ignoré les notifications de messages.

Plus jamais là.


Comme elle... 
Du jour au lendemain. Elle a abandonné ses vaches virtuelles et lui, il l'a abandonné elle. 
Sauf qu'elle, elle n'est pas virtuelle.

La vache... ça fait mal au cul quand même d'être un jeu vidéo....


Elles étaient belles les promesses
Qui brillaient au bout des doigts
Sur le papier avec adresse
Les rendez-vous, on se reverra
Elles étaient comme des caresses
J'imaginais le grain de ta voix
Et puis un jour, c'est la paresse
Qui ne retient je ne sais quoi

lundi 10 décembre 2018

Noël



Claire n’en croyait pas ses yeux ! Il avait osé !

Là, sous le sapin, un seul paquet portait son nom… la forme ne correspondait en rien à quoi que ce soit qu’elle ait pu souhaiter… Et le déballage avait confirmé sa déception. Une sacoche. Une vulgaire sacoche. Même pas belle en plus. Un truc informe, en cuir tout de même, mais tellement laid, qu’elle ne se voyait pas sortir avec.

Elle avait repris espoir en remarquant qu’il semblait y avoir quelque chose à l’intérieur. Oui, voilà ! C’était une blague ! Son vrai cadeau était sûrement à l’intérieur ! C’était forcément ça !

Et elle avait ouvert le sac…

Nous en sommes donc là. Claire, interdite, qui n’en croit pas ses yeux. Elle lève la tête et regarde son mari d’un air interrogateur

« Je t’avais bien dit qu’il fallait être sage pour être sur la liste du Père Noël ! Avec tes caprices à n’en plus finir à propos de tes cadeaux, c’est sur la liste du père Fouettard que tu as atterri ! »

Claire baisse la tête, déçue de cette mauvaise blague qui lui gâche d’un coup tout le plaisir de Noël…

« Allez, ma puce, ne fais pas cette tête… Sors ce qu’il y a dans le sac ! »

Sans entrain, Claire sort un paddle en cuir… un martinet… une brosse à cheveux… une règle… une cuillère en bois... Sa figure s’allonge au fur et à mesure de ses découvertes. Quand enfin elle sort la ceinture en dernier, elle ne peut pas contenir sa déception plus longtemps et lève ses yeux embués vers Marc.

« Je sais que c’est dur comme punition… mais tu mérites une leçon. Néanmoins, chaque instrument du sac porte un numéro. Ce numéro correspond à un des cadeaux que tu espérais tant. Seulement tu n’auras ce cadeau, qu’après avoir reçu une fessée avec ce même instrument. Cela t’apprendra la patience. Et peut-être que l’an prochain l’esprit de Noël prévaudra sur ton attitude matérialiste. »

Claire ne répond pas… Elle prend le paddle en cuir et le tend à son mari « Je voudrais mon premier cadeau s’il te plait »