mercredi 19 août 2020

Vacances


@jpcspanker

Bon... Ok... Elle y est allée un peu fort cette fois.
C'est toujours le même problème avec elle. Peu importe les conséquences, si elle trouve une bêtise qui la fait rire, il faut qu'elle la fasse.

Comme un besoin impérieux. Elle sait pourtant qu'elle va se faire disputer. Elle sait que la punition la fera sûrement grimacer plus longtemps que la bêtise ne l'aura fait rire. Mais peu importe.

Je ne sais plus qui disait "mon royaume pour un cheval", elle c'est "mes fesses pour une bêtise !"

Celle là, ça fait un moment qu'elle la couve. Qu'elle la bichonne dans son esprit à l'humour tordu. Elle va tant rire ! Impossible de résister.

Pourtant déjà à ce moment là, elle savait que ses fesses allaient lui en vouloir. Lui... Il serait fâché. Sûr. Mais ça va, ça ne dure jamais longtemps. Elle va gérer.

Et donc la voilà, 6 semaines après avoir eu son idée diabolique, les fesses rouges en train d'admirer le coin de cette magnifique chambre d'hôtel.

Elle le savait. Il est fâché. Très fâché.

Mais en repensant à sa tête, elle ne peut s'empêcher de pouffer. Aussitôt il est derrière elle et lui rappelle comme sa main peut être un instrument redoutable. "Je vais te faire passer l'envie de rire moi tu vas voir."

Il retourne constater les dégâts. Il avait pris 3 pantalons pour ces vacances en Sicille. Il a maintenant 3 shorts. Il déteste les shorts. Il n'en met jamais. Elle n'a pas fini de lui payer cette plaisanterie. La prochaine fois qu'il prend une douche, il la colle au coin dans la salle de bain pour pouvoir la surveiller !

3 pantalon découpés au dessus des genoux. Et elle est fière d'elle. Il a beau la corriger, elle est incorrigible !

Bon... 3 pantalons, 3 fessées. Ces vacances vont être encore meilleures que prévu.

Au coin elle commence à trouver le temps long. Elle finit par s'inquiéter... Peut être qu'elle est allée vraiment trop loin ? Et s'il était réellement trop fâché ? Elle baisse la tête, elle n'a plus envie de rire maintenant. Elle veut un câlin qui rassure.

"Thomas ?"

Une espèce de grognement lui répond. Il est occupé à fouiller la valise.

"Thomas, s'il te plaît... Je suis désolée... J'ai besoin d'un câlin là..."

Il brandit triomphalement ce qu'il cherchait dans la valise, esquisse un sourire et se dirige vers le coin les mains dans le dos.

Il la fait se retourner et il lui faut toute sa volonté pour ne pas pouffer en le voyant dans son joli short en jean improvisé. Elle est désolée mais franchement... Elle est trop contente d'elle. En plus ça vaaa, elle n'a pas coupé trop court.

"Tu sais quoi ? On va à la piscine. Enfile ça. Tu m'obliges à montrer mes jambes ? Tu vas monter tes fesses bien rouges à tout le monde."

Elle sourit. Il n'est pas vraiment fâché. Y'a pas à dire, ils sont fait l'un pour l'autre.

(donc là, il y a une chanson qui apparaît sur la version Web mais pas sur le téléphone... Allez savoir pourquoi...) 


13 commentaires:

  1. J’ai des vagues souvenirs d’avoir cherché la colère d’autrui sans jamais la trouver quand je la souhaitais, ou alors, toujours au moment où je ne la souhaitais pas et pas dans le bon contexte.
    Je me sentais abattue, comme Kennedy.
    (au lieu d’être électrifiée, comme Cloclo, pour conclure notre discussion ;D)

    RépondreSupprimer
  2. De mémoire, je crois n'avoir jamais cherché la colère de quelqu'un. Ne pas m'en inquiéter, oui ça, souvent quand ce sont des gens qui m'indifferent, ça me passe laaaaarge au-dessus. Par contre, pour ceux qui comptent (ils ne sont pas nombreux), même juste les contrarier ou les décevoir me met dans un état proche de l'Ohio (j'ai le moral à zéro comme dirait Isabelle), alors aller provoquer la colère... Oh que non.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Moi si... hyper jeune, et tu peux le faire d'une façon qui n'est pas du tout consciente, c’est ça le truc : tant que tu n’as pas pleinement conscience de quelque chose, tu ne peux pas le modifier ou l’appréhender d’une autre manière, si t’as envie de changer bien sûr. Je me rappelle surtout d’en avoir discuté en profondeur avec quelqu’un et ce côté-là est devenu doux, j’avais des mots, une compréhension et une vraie prise dessus, c’est même devenu un levier intéressant à un moment jusqu’à ce que je ne ressente plus ce truc.

      "dans un état proche de l'Ohio"

      Oui...bein idem hein. T’as bien vu les effets, ça me coupe en deux comme Elizabeth Short (que serait une belle journée d’été sans une comparaison gore)

      Supprimer
    2. Au si j'avais lu ce livre qui squatte ma bibliothèque depuis... Euh... Trop longtemps ? Je n'aurais pas eu à chercher qui était Élisabeth Short.
      Perso je préfère mes références aux tiennes, quand même bien plus légères : Isabelle tout ce que ça lui fait c'est de rester assise dans une piscine gonflable, et même avec un petit pull tout déchiré aux coudes qu'elle n'a pas voulu recoudre, sa situation me paraît bien meilleure :)

      Supprimer
    3. Évidemment c'est "Ah" et pas "au" au début du com mais trop la flemme de faire les manips pour corriger.

      Supprimer
  3. ça dépend, t'as vu l'été meurtrier avec elle ? Un film que j'aime beaucoup d'ailleurs. La première fois, j'avais tant d'espoir qu'il se finisse bien, même avec un titre comme ça.
    La deuxième fois, j'avais encore de l'espoir. Peut-être que j'avais mal visionné.
    Et puis sans espoir, j'ai continué à penser que c'était un beau film, que je me le regarderais bien de temps en temps.

    Je suis hyper déçue que Souchon n'est pas développé sa carrière d'acteur.

    Oui j'avais compris, ton tel refuse catégoriquement le "Ah". C'est ballot vu ta fréquence d'utilisation.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'adore L'été meurtrier. Vu , revu, rerevu. Mais ... J'avoue qu'avec elle, j'ai un gros faible pour Tout feu, tout flamme, plus léger ^^. Et j'adore la musique de ce film.

      Mon tel adore m'embêter. Il y a des mots qu'il refuse catégoriquement d'écrire sans que je le corrige. J'suis sûre qu'il a des tendances maso O:

      Supprimer
    2. N’ait pas développé et pas n’est pas… Foutu correcteur (je n'écris point sur mon tel mais cette excuse est bien pratique).

      Trop léger sûrement, comme je ne connais pas ! :-)
      Je me ferai une session Adjani prochainement.

      Idem que ton tel, il y a des mots que je refuse de dire ou d'écrire sans qu’on ne me corrige ou, et c'est tout aussi probable me concernant, il y a des mots que je suis prête à dire ou à écrire pour cette activité...

      Sur ce, le soleil va bientôt se lever, je vais commencer ma session masochiste de la journée. J'ai le masochisme férocement romantique je crois.

      Supprimer
  4. Je l’ai revu hier soir.
    Il est encore plus tragique que dans mes souvenirs.
    J’avais complètement zappé que Cluzet jouait dedans.
    Il faut que je lise le livre.

    RépondreSupprimer
  5. J’ai maté tout feu tout flamme : tout le monde enfume tout le monde dans ce film !
    Montand enfume ses filles et sa mère, Adjani enfume Souchon, l’associé de Montand enfume Montand alors que lui-même essaye de l’enfumer first. Le doc enfume Adjani et l’américaine… bref, ça enfume sec. O_o (résumer des films, mon dada !)

    Et Montand en père d’Adjani ? Tout le long du film, j’ai eu l’impression qu’il la désirait sévère.

    Bon, mais il était sympa. :-)

    Avant la fin de la semaine, je me tape la gifle. J’en attends beaucoup avec un titre comme ça. ;D

    RépondreSupprimer
  6. J'adore la gifle !
    Lino Ventura, gamine, c'était mon deuxième John Wayne (à égalité avec Yul Bruner et Georges Chakiris <3)
    Cela dit (spéciale dédicace), si le titre est au singulier, ce n'est pas pour rien ^^

    RépondreSupprimer
  7. Je pensais me mater Clara et les chics types ce soir mais je viens de rentrer. J'ai failli mourir dans un bois similaire à celui du film blair witch. J'ai croisé un mammouth, enfin un mini mammouth, genre phacochère. Je ne trouve pas le nom exact du truc, je suis trop explosée, mais de la même famille en tout cas.
    Si je meurs un jour (on sait jamais, il parait que ça arrive à tout le monde alors je me dis que là, obligé, j'y arrive aussi), je veux une musique joyeuse. Et du brubru. Et des blagues de mauvais goût d'accord.
    Et je ne veux pas qu'on jette de roses à la con, j'aurais bien assez le temps de côtoyer des végétaux, je veux des carrés de chocolat.

    RépondreSupprimer
  8. J'ai regardé la gifle.

    :-)

    Ventura, clairement, je comprends ton ❤.
    Il y a un truc dedans, j'ai mis deux plombes à trouver : un aéroglisseur... je n'avais jamais vu ça !

    Peu importe le film, Adjani, elle est épuisante.

    RépondreSupprimer