jeudi 17 mai 2018

Initiation


Je vous ai déjà parlé d’Emilie ?

Oui c’est ça, celle du pull. A l’origine, ce n’est pas mon truc à moi de fesser les filles. J’ai été élevé avec l’idée qu’on ne frappe jamais une femme, même pas avec une fleur, ce genre de chose. Mais quand on connait Emilie, ce genre de principe vole en éclat. Cette fille, elle donnerait des démangeaisons dans la main à un moine zen tellement c’est une tornade.

Quand on s’est connu, je suis immédiatement tombé sous le charme de cette énergie. Ses gaffes me faisaient rire. Ses bouderies me faisaient fondre. Amoureux quoi.

On s’est installé ensemble après quelques semaines. Et tout de suite, j’ai été intrigué par cette brosse qu’elle gardait dans sa table de nuit alors qu’elle arborait une coupe à la garçonne. J’avais posé la question une fois. Elle avait ri. Je n’étais pas allé plus loin dans mes questions.

Au bout de quelques mois, les choses ont commencées à devenir plus difficiles. Ingérable. Elle était devenue in-gé-ra-ble.

Un soir, alors qu’elle était encore en retard alors qu’on devait sortir avec Eva, sa meilleure amie, je me suis confié à elle, lui expliquant nos petits problèmes…

« Non, mais attends… Tu la laisses faire ?  Mais t’as tout faux ! Emilie, il lui faut John Wayne en face d’elle ! »

« Comment ça John Wayne ? »

« Faut refaire ta culture cinématographique toi… Bon… si je te dis discipline domestique, ça t’évoque un truc ou pas ? »

Non… ça ne m’évoquait rien. Du tout. Devant ma tête, elle a éclaté de rire.

« Elle a toujours sa brosse ? »

« Oui »

« Alors sers-toi en ! »

Paumé le mec. Je ne comprenais rien à ce qu’elle me racontait cette folle. En quoi peigner les 3 cm de cheveux d’Emilie allait régler nos problèmes de couple ???

« Mais c’est sur ses fesses que tu dois t’en servir ! Colle-lui la fessée qu’elle mérite et qu’elle te réclame ! Emilie, elle est comme ça. Elle a besoin d’un mec qui lui fixe les limites clairement en les tatouant sur ses fesses. »

« Mais ça va pas non ??? Je ne vais pas la battre ! »

« Alors je ne vous donne pas 2 mois… Ce n’est pas la battre, c’est lui donner ce dont elle a besoin. Je te conseille pas de taper comme un sourd !.... Je vais y aller. Quand elle va enfin arriver, engueule la comme tu fais d’habitude. Mais quand elle va tenter de se rebiffer et de t’envoyer bouler, dis lui simplement d’aller chercher sa brosse. Tu verras le changement d’attitude. »  Elle m’a fait un clin d’œil et s’est levée pour partir.

J’étais perplexe. C’était à l’encontre de tous mes principes. Mais Eva avait raison, on allait dans le mur… Alors j’ai décidé d’essayer. Après tout on verrait si elle avait raison. Ou si Emilie faisait sa valise en me traitant de dingue.

Elle est arrivée une vingtaine de minutes plus tard. Avec donc une bonne heure de retard sur ce qui était prévu.

« Eva n’est pas arrivée ? Et tu n’es pas prêt ? T’abuse ! On va être à la bourre ! »

« Emilie ? Tu as une heure de retard. Eva est repartie. »

« Et tu ne pouvais pas lui dire d’attendre ? »

« Une heure Emilie ! Tu as UNE HEURE de retard ! Mais de qui tu te fiches là ? Qu’est ce que tu cherches ? »

« Non mais oh ! Tu te calmes oui, je finissais un truc au boulot. »

« Et prévenir ? Tu ne connais pas le téléphone ? »

« Tu n’avais qu’à appeler toi ! Je bossais moi ! Je n’ai pas que ça à penser ! »

Bon… c’était le moment ou jamais. J’ai inspiré profondément et je me suis lancé.

« Va chercher ta brosse. »

« Quoi ? »

« Tu as bien très bien compris. Va chercher ta brosse, elle a passé trop de temps dans ce tiroir »

Eva avait raison. Changement radical. La harpie suffisante s’est métamorphosée immédiatement en une jeune femme mal assurée…

« C’est Eva qui t’a dit ? »

« Emilie… je t’ai demandé quelque chose. Dépêche-toi »

Elle est allée dans la chambre. L’espace d’un instant je me suis demandé si elle sortait la brosse ou la valise…. Mais non. Elle est revenue piteuse avec sa brosse et me l’a tendue.

« Emilie, tu es d’accord avec ce que je m’apprête à faire ? C’est ça que tu cherches depuis des semaines avec ton attitude ? »

Elle a baissé la tête et d’une petite voix que je ne lui connaissais pas elle m’a répondu un oui gêné.
Je l’ai attiré à moi, j’ai baissé son pantalon et sa culotte et je l’ai mise sur mes genoux. Et je lui ai donné notre première fessée.

Je n’ai pas osé être trop sévère. Mais je peux dire avec fierté que j’ai quand même réussi un joli camaïeu de rouge sur son fessier.

A la fin, elle est venue se lover dans mes bras.

« Pardon d’avoir été si pénible… Eva a eu raison de te le dire… c’est de ça dont j’avais besoin. »

Je l’ai embrassé, bien décidé dorénavant à utiliser cette brosse aussi souvent que nécessaire.

@Kalidwen



1 commentaire:

  1. Joli. Merci pour cette belle histoire. Et à Kal pour le dessin. (j'avais du retard pardon)

    RépondreSupprimer