Moi je l’aime bien ce pull.
C’est ma mère qui me l’a offert. Et bien entendu je le mets
tous les ans pour Noël en famille. Mais il n’est pas au goût d’Emilie. Dès que
je l’ai sorti de l’armoire elle a commencé ses réflexions.
Moche, démodé, pull de papy, je crois que tous les adjectifs
qualificatifs les plus péjoratifs y étaient passés. J’ai fini par clore le
débat en la menaçant d’aller terminer son monologue au coin avant de partir
pour réveillon.
Emilie est une fille adorable, mais avec un caractère en fer
forgé. Je pensais que l’épisode était terminé. Sauf qu’au moment de partir,
elle est arrivée en tee-shirt informe et jean déchiré.
« - Tu ne comptes pas aller au réveillon dans cette
tenue ?
- Tu y vas bien avec ton pull de
papy toi !
- Emilie, tu vas m’agacer là, va te changer avant que l’on
soit en retard !
- Alors toi aussi.
- Nous avons déjà parlé de ça. Je ne me changerai pas.
- Alors moi non plus. On y va ? »
Elle attrape son manteau et fait mine de l’enfiler, mais je
l’arrête :
« - Tu vas te changer. Dépêche-toi, je commence à
perdre patience.
- Tu y vas en papy, j’y vais en djeuns.
- Tu sais comment ça va finir, n’est-ce pas ?
- Très bien ! Puisque c’est comme ça, tu n’as qu’à y
aller tout seul ! »
Bon… tant pis. Elle l’aura bien cherché celle-là. Je perds
patience et l’attrape pour la mener vers la chaise. Evidemment, elle a compris
tout de suite ce que cela signifiait et commence à chouiner que ce n’est pas
juste, que si je m’habille en plouc, elle peut mettre ce qu’elle veut… Tout
pour me calmer !
Je n’ai pas le temps pour les préliminaires et en plus la
main me démange terriblement, je m’assois sur la chaise et la place face à moi
pour lui baisser jeans et culotte d’une seule traite. Elle essaie de les
retenir :
« - Tu te tiens tranquille ou je vais chercher la
strap ! »
Effet immédiat, elle lâche jeans et culotte et commence à
essayer de négocier une sortie de crise honorable.
«- Non, mais d’accord, tu as gagné… je vais me changer…
s’il te plait… pas de fessée…
- Oui, tu vas aller te changer. Mais avant tu vas assumer
ton attitude ! Et estime toi heureuse que nous soyons déjà en retard, ça
va t’éviter un séjour au coin en prime ! »
Je jette un coup d’œil sur l’horloge. J’ai 5 minutes grand
max si on ne veut pas réellement être en retard, donc je commence la fessée
directement assez sévèrement. Ses fesses prennent vite de belles couleurs et
elle commence très vite à essayer d’éviter les claques qui s’abattent sans
relâche.
J’accélère encore la cadence et très vite les premières larmes
arrivent et les suppliques et promesses
commencent. Ca tombe bien l’heure tourne. Je la redresse et la plante
devant moi :
« - Tu as quelque chose à dire ?
- oui… je suis désolée… je vais me changer…
-Parfait. Je t’attends. »
Mais évidemment Emilie ne serait pas Emilie si je ne l’avais
pas entendu me lancer du couloir « Mais ton pull est toujours moche
Papy ! »

Ben c'est hyper simple, mettre le vieux pull tout pourri à la poubelle. Non ?
RépondreSupprimer"Mais que vais-je faire de cette fille ???"
RépondreSupprimerL'aimer, la châtier, l'adorer : ne rayez aucune mention, elles sont toutes utiles. :-)
@Héléa : Suite à Noël prochain :p
RépondreSupprimer@Sorcière : C'que tu parles bien <3